Comment développer son intelligence émotionnelle en 4 étapes ?

2/ Comprendre ce qui engendre ses réactions

Si une émotion peut en cacher une autre, il en est de même pour ce qui l’a provoquée. Il est donc important de définir quel est “l’iceberg” qui se trouve en dessous, c’est-à-dire l’ensemble des causes. Parfois, le déclencheur direct de l’émotion est un signal (une chanson, par exemple) qui nous rappelle une situation douloureuse passée et fait remonter, plus ou moins consciemment, le trouble vécu alors. Une émotion a des choses à nous dire, mais elle ne peut être utile que si on la comprend.

Le bon exercice pour comprendre ce qui a provoqué l’émotion

On peut pousser plus loin l’exercice précédent et observer le moment où le statut émotionnel d’une personne change (comme après un coup de téléphone) en tentant de repérer ce qui s’est modifié dans son attitude. On peut aussi enquêter sur soi, en s’intéressant à une situation qui a suscité un sentiment inhabituel (jalousie, honte…) et essayer de définir les conséquences qu’elle peut avoir.

3/ Exprimer son ressenti

Les émotions répondent nécessairement à un besoin, mais lorsque nous les partageons il est important de ne pas les assimiler à un reproche ou un jugement. Le risque est en effet de faire naître un ressenti inconfortable chez notre interlocuteur et d’entretenir le problème plutôt que de le résoudre.

Le bon exercice pour exprimer ses émotions

Muni d’un papier et d’un crayon, remémorez-vous une situation conflictuelle avec quelqu’un. Notez dans une première colonne ce qu’elle provoque en vous en formulant un reproche ou un jugement et dans une seconde colonne, la description la plus factuelle possible de l’émotion ressentie. Exemple : mon ami(e) est arrivé(e) en retard. Première colonne : “Je me sens frustré(e) car tu es arrivé(e) plusieurs fois avec une demi-heure de retard.” Seconde colonne : “Tu es toujours en retard.” L’émotion – et donc la réaction de votre interlocuteur – engendrée par ces deux phrases ne sera pas la même.

4/ Réguler ses émotions

L’émotion est là, et il ne s’agit surtout pas de la bloquer ou de l’ignorer mais d’éviter de se laisser submerger par ses réactions. Pour régler le niveau d’intensité, la relaxation, un bain de forêt ou la cohérence cardiaque sont des réponses efficaces.

Le bon exercice pour ne pas se laisser submerger par ses réactions

Plutôt qu’une to do list (ou “liste de tâches”) parfois décourageante, établissez plutôt une done list (“tâches effectuées”). “Le principe est de recenser en fin de journée tout ce qu’on a accompli, tout ce qu’on a réussi, conseille la formatrice Céline Peres-Court. C’est une façon de changer la vision des choses, de rééquilibrer les notions de plaisir et de souffrance (que l’on place trop souvent au premier plan), de moduler les émotions désagréables.

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